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Ronce, alchémille et cassis : ce que l’herboristerie leur prête pour le confort intestinal
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Selles molles passagères, ventre bruyant après un repas douteux ou un voyage : trois plantes reviennent toujours dans les carnets d’herboristerie pour ces moments-là, la ronce des haies, l’alchémille des prés et le cassis du jardin. Voici quelle partie utiliser, sous quelle forme, avec quel goût, et ce qui doit vous arrêter.
La ronce, la plante vedette de cette fiche
C’est la plus facile à trouver : elle pousse dans les haies, les lisières de sous-bois et jusqu’aux talus de bord de route. On la récolte pour ses mûres, mais l’herboristerie s’intéresse surtout à ses feuilles.
Nom latin
Rubus fruticosus
Famille
Rosacées
Parties utilisées
Feuilles (le plus souvent), fruits mûrs, racine en décoction
Formes d’emploi
Infusion de feuilles séchées, décoction, gargarisme, fruits frais ou en gelée
Saison de récolte
Feuilles jeunes au printemps et début d’été ; mûres de fin juillet à septembre
Goût
Végétal, franchement astringent, un peu tannique comme un thé noir trop infusé
Ce qu’on leur prête
Feuille de ronce : en herboristerie traditionnelle, on l’employait pour le confort intestinal lors d’épisodes passagers de selles molles, en raison de son caractère astringent.
Feuille de ronce, autre usage : elle est également réputée, en gargarisme, pour le confort de la gorge et de la bouche irritées.
Alchémille : la phytothérapie lui prête une action tonique et astringente sur les muqueuses digestives ; les herboristes la conseillent traditionnellement dans les moments de transit trop rapide.
Alchémille, usage historique : elle est surtout connue comme « plante des femmes » dans la tradition européenne, pour les inconforts du cycle.
Baies de cassis : la naturopathie s’appuie sur leur teneur en pectine, une fibre soluble, pour en faire un fruit de confort digestif.
Bourgeons de cassis : en gemmothérapie, on leur prête traditionnellement un rôle de « plante de terrain », associé au confort articulaire et au tonus général.
Mûres : la tradition populaire les considère comme un fruit reminéralisant de fin d’été, consommées fraîches ou en gelée.
Plante
Partie et forme d’emploi
Ronce
Feuilles séchées en infusion, racine en décoction — usage traditionnel pour le confort intestinal, goût très astringent
Alchémille
Feuilles séchées en infusion — réputée tonique et astringente, à employer ponctuellement car elle ralentit le transit
Cassis
Baies en jus, fruits frais, bourgeons en macérat — apprécié pour sa pectine, goût acidulé et parfumé
Comment les employer
L’infusion de feuilles de ronce
Comptez une cuillère à café de feuilles séchées émiettées pour une tasse d’eau (environ 200 ml).
Portez l’eau à ébullition, versez-la sur les feuilles, couvrez et laissez infuser une dizaine de minutes.
Filtrez. On en prend traditionnellement une à trois tasses réparties dans la journée, sur un épisode court de un à deux jours.
Le goût est sec et tannique : une rondelle de citron ou une pincée de menthe séchée le rend beaucoup plus agréable, sans rien changer à la préparation.
La décoction de racine ou de tiges
La racine et les tiges, plus dures, demandent une décoction : eau froide au départ, plantes dedans, on porte à frémissement puis on laisse cuire doucement un quart d’heure.
Laissez reposer hors du feu cinq minutes avant de filtrer.
Le liquide obtenu est très astringent ; il sert aussi, tiède, en bain de bouche ou en gargarisme.
L’infusion d’alchémille
Une cuillère à café de feuilles séchées par tasse d’eau bouillante, couvert, sept à dix minutes.
Les herboristes la conseillent en cure courte, deux à trois tasses dans la journée, plutôt aux repas.
Son goût est herbacé et discrètement amer, plus doux que la ronce ; elle se marie bien avec la ronce dans une même tisane.
Le cassis s’emploie surtout en jus de baies et en macérat de bourgeons
Le cassis, en jus et en macérat de bourgeons
En jus : un demi-verre de jus de baies, pur ou allongé d’eau, une à deux fois dans la journée. Préférez-le avant la fin d’après-midi, comme le veut l’usage, pour ne pas gêner le sommeil.
En fruits frais : une petite poignée de baies bien mûres, en saison, apporte la pectine sans aucune préparation.
En macérat de bourgeons (gemmothérapie) : il se prend dilué dans un verre d’eau, en dehors des repas. Respectez les indications portées sur le flacon et l’avis de votre herboriste ou pharmacien.
En cuisine : gelée, sirop, coulis sur un fromage blanc — le goût acidulé du cassis reste franc même cuit.
Le geste qui compte autant que la plante
Quand le transit s’accélère, l’eau et les sels minéraux partent avec les selles : boire régulièrement, par petites quantités, reste la base.
Les enfants et les personnes âgées se déshydratent plus vite que les autres : une surveillance attentive et un avis médical s’imposent pour eux.
En voyage, les règles d’hygiène alimentaire classiques gardent toute leur valeur : bien cuire, faire bouillir ou éplucher ce que l’on mange.
Questions fréquentes
L’astuce à retenir : une cuillère à café de feuilles de ronce séchées dans une tasse d’eau bouillante, dix minutes à couvert, c’est la préparation la plus simple et la plus classique de cette fiche.
Quelle partie de la ronce utilisé-t-on ?
Les feuilles séchées sont la partie la plus employée, en infusion, pour leur richesse en tanins. La racine et les tiges se préparent en décoction, plus longue et plus astringente. Quant aux mûres, elles restent un fruit de table apprécié en fin d’été.
Peut-on mélanger ronce et alchémille dans la même tisane ?
Oui, c’est un assemblage courant en herboristerie : les deux plantes sont astringentes et leurs goûts se complètent, l’alchémille adoucissant le côté tannique de la ronce. Comptez une cuillère à café du mélange par tasse et infusez une dizaine de minutes à couvert. Gardez ce mélange pour des prises ponctuelles.
Pourquoi boire le jus de cassis avant la fin d’après-midi ?
C’est un usage traditionnel, lié au caractère tonique que la naturopathie prête au cassis. On évite donc les prises tardives pour ne pas gêner l’endormissement. Un demi-verre, une à deux fois dans la journée, correspond à l’usage courant.
Y a-t-il des personnes qui doivent s’en abstenir ?
Oui. Le cassis est déconseillé aux femmes enceintes, et l’alchémille demande beaucoup de précaution chez les personnes sous contraceptif oral. Femmes allaitantes, jeunes enfants et personnes suivant un traitement demandent l’avis d’un professionnel de santé avant tout usage.
Combien de temps peut-on en prendre ?
Ces plantes astringentes s’emploient traditionnellement sur des épisodes courts, un à deux jours. Au-delà, l’alchémille en particulier peut favoriser la constipation. Si l’inconfort persiste, s’intensifie ou s’accompagne de fièvre, de sang dans les selles ou de signes de déshydratation, la consultation médicale devient la seule bonne réponse.
Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.
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Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.