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Confort urinaire masculin : les plantes de la tradition herboriste

plante qui soulage prostatite

Épilobe à petites fleurs, racine d’ortie, graines de courge, baies de palmier nain : l’herboristerie occidentale a rassemblé au fil du temps quelques plantes associées au confort urinaire de l’homme, en particulier après la cinquantaine. Voici ce que la tradition leur prête, sous quelle forme on les emploie, à quel goût s’attendre et dans quels cas s’abstenir.

Carte d’identité de l’épilobe à petites fleurs

Nom latin Epilobium parviflorum
Famille Onagracées
Partie utilisée Partie aérienne fleurie (tiges feuillées et sommités)
Formes d’emploi Infusion, plante sèche coupée, poudre, teinture
Saison de récolte De juin à septembre, pendant la floraison
Goût Herbacé, légèrement amer et astringent
prostatite plante regime
Légumes et fruits frais accompagnent les plantes du confort urinaire

Ce qu’on lui prête

  • Épilobe à petites fleurs : en herboristerie traditionnelle d’Europe centrale, on l’emploie en infusion pour accompagner le confort urinaire masculin à partir de la cinquantaine.
  • Racine d’ortie : la naturopathie lui prête un rôle de soutien du confort de la sphère urinaire ; les feuilles, elles, sont surtout réputées pour leur richesse minérale.
  • Graines de courge : traditionnellement consommées par les hommes d’âge mûr dans plusieurs régions d’Europe de l’Est, elles sont réputées accompagner le confort de la vessie.
  • Baies de palmier nain (Serenoa repens) : employées de longue date par les peuples de Floride, elles figurent aujourd’hui parmi les plantes que l’herboristerie associe au confort urinaire de l’homme.
  • Verge d’or : les herboristes la conseillent traditionnellement comme plante du drainage rénal et du confort des voies urinaires.
  • Bourgeons de peuplier : la gemmothérapie leur prête un rôle d’accompagnement du confort de la sphère urinaire masculine.
  • Fleurs de foin : mélange de graminées séchées utilisé en usage externe dans la tradition alpine, en cataplasme tiède ou en bain, pour son effet de chaleur humide sur le bas-ventre.
  • Fruits et légumes riches en quercétine (pommes, raisins, baies, cerises noires, agrumes, olives) et crucifères (brocoli, chou-fleur, épinard pour les feuilles vertes) : la naturopathie les met volontiers au centre de l’assiette dans cet accompagnement.

Les plantes citées, en un coup d’œil

Plante Partie utilisée Forme d’emploi courante
Épilobe à petites fleurs Partie aérienne fleurie Infusion, matin et soir
Ortie Racine (et feuilles) Décoction pour la racine, infusion pour la feuille
Courge Graines Crues, nature, à croquer ou moulues
Palmier nain Baies séchées Préparations du commerce, selon la notice
Verge d’or Sommités fleuries Infusion
Fleurs de foin Graminées séchées en mélange Cataplasme tiède, usage externe

Comment l’employer

L’infusion d’épilobe à petites fleurs est la préparation la plus classique :

  • Compter une cuillère à café de plante sèche coupée par tasse.
  • Verser l’eau frémissante, couvrir, laisser infuser 8 à 10 minutes.
  • Filtrer et boire sans sucre, une tasse le matin à jeun et une le soir, en cure de quelques semaines.
  • Le goût est franchement herbacé : une lamelle de réglisse ou une pointe de miel l’adoucit.

La décoction de racine d’ortie demande une cuisson, contrairement à la feuille :

  • Une cuillère à café de racine coupée par tasse d’eau froide.
  • Porter à frémissement, maintenir 15 minutes, puis laisser reposer 10 minutes hors du feu.
  • Filtrer soigneusement : la racine donne une boisson terreuse, légèrement sucrée en fin de bouche.

Le mélange de l’herboristerie, que la tradition associe volontiers en une seule tisane :

  • Épilobe à petites fleurs, racine d’ortie, feuille d’ortie et fleurs à parts égales.
  • Faire d’abord bouillir la racine, puis verser sur les parties aériennes et couvrir 10 minutes.
  • Deux à trois tasses réparties dans la journée, la dernière avant 17 h pour ne pas écourter la nuit.

Les graines de courge, côté cuisine :

  • Une petite poignée par jour, crues, décortiquées, ni salées ni grillées.
  • À croquer telles quelles, ou moulues au moulin à café et saupoudrées sur une salade, une soupe, un fromage blanc.
  • Moulues, elles rancissent vite : broyer au moment de servir.

Les autres formes :

  • Verge d’or : une à deux cuillères à café de sommités fleuries par tasse, 10 minutes à couvert, avec un grand verre d’eau à côté.
  • Palmier nain et bourgeons de peuplier : on les trouve surtout en préparations déjà dosées (gélules, teintures, macérats de bourgeons) ; suivre la notice du fabricant et l’avis de l’herboriste.
  • Fleurs de foin : cataplasme humide et tiède, jamais brûlant, posé sur le bas-ventre une vingtaine de minutes, peau sèche et intacte.

L’assiette et le rythme de vie, que la naturopathie place au même niveau que les tisanes :

  • Boire au moins 1,5 litre d’eau par jour, réparti du matin au soir.
  • Cuire le brocoli 5 minutes maximum, à la vapeur ou à l’eau, pour garder sa tenue et sa couleur.
  • Limiter l’alcool, la bière et le café, dont l’effet diurétique multiplie les levers nocturnes.
  • Faire une place aux légumes frais, aux crucifères et aux fruits colorés à chaque repas.
  • Marcher une trentaine de minutes par jour et ne jamais se retenir d’uriner.

Questions fréquentes

L’astuce à retenir : une tasse d’infusion d’épilobe le matin à jeun et une petite poignée de graines de courge crues dans la journée, voilà le duo le plus simple de cette page.

Quelle plante l’herboristerie associe-t-elle le plus au confort urinaire masculin ?

L’épilobe à petites fleurs arrive en tête des plantes citées par la tradition herboriste d’Europe centrale pour accompagner le confort urinaire de l’homme après la cinquantaine. On l’emploie en infusion de la partie aérienne fleurie. Racine d’ortie, graines de courge et baies de palmier nain complètent ce groupe classique.

Comment prépare-t-on l’infusion d’épilobe à petites fleurs ?

Comptez une cuillère à café de plante sèche coupée par tasse, versez l’eau frémissante et couvrez 8 à 10 minutes avant de filtrer. On la boit sans sucre, une tasse le matin à jeun et une le soir. Son goût herbacé et un peu amer s’adoucit avec une pointe de miel ou une lamelle de réglisse.

Les graines de courge, entières ou moulues ?

Les deux conviennent, à condition qu’elles soient crues, décortiquées, ni salées ni grillées. Entières, elles se croquent telles quelles ; moulues, elles se saupoudrent sur une salade ou une soupe. Broyez-les au dernier moment, car leurs huiles rancissent vite, et conservez-les au réfrigérateur.

Peut-on associer plusieurs de ces plantes dans la même tisane ?

Oui, la tradition associe couramment épilobe à petites fleurs, racine d’ortie et feuille d’ortie dans un même mélange. Faites d’abord bouillir la racine 15 minutes, puis versez-la sur les parties aériennes et couvrez 10 minutes. Deux à trois tasses réparties dans la journée, la dernière avant 17 h.

Quand faut-il consulter plutôt que se tourner vers les plantes ?

Dès qu’apparaissent des brûlures urinaires, du sang dans les urines ou le sperme, de la fièvre, une douleur du bassin ou du bas du dos, ou une difficulté franche à uriner, la consultation médicale s’impose sans délai. Il en va de même si une gêne modérée persiste ou revient. Les plantes relèvent du confort, jamais du diagnostic.

Ces informations sont donnees a titre indicatif et relevent de l’usage traditionnel des plantes. Elles ne remplacent pas un avis médical. En cas de traitement en cours, de grossesse ou de doute, demandez conseil a un professionnel de santé.


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Écrit par Jardiner Malin | La rédaction vous propose des conseils d'experts, une approche respectueuse de la nature, de beaux jardins et un potager fait de bons petits légumes cultivés au fil des saisons.

Sous la responsabilité de Rodolphe Decroix, directeur de la publication.