Le genre Coelogyne se compose de près de 200 espèces d’orchidées originaires des forêts tropicales humides d’Asie du Sud-Est et de Chine. Certaines espèces d’orchidées Coelogyne trouvent facilement leur place dans nos intérieurs chauds et lumineux, comme les C. pandurata, C. speciosa, ou encore la C. pulverula.
Genre: Coelogyne
Famille : Orchidaceae
Type : épiphyte (parfois terrestre et lithophyte)
Origine : Sud-Est asiatique et Chine
Floraison : de l’hiver au début de l’été
Couleur des fleurs : rose, jaune, vert, blanc, moucheté de brun
Exposition : très lumineuse
Rusticité : non rustique
Sol : très drainant, aéré et acide
Multiplication : division des touffes
Pourvues de grands pseudobulbes et de racines rhizomateuses, les orchidées Coelogyne offrent un feuillage persistant composé de longues feuilles nervurées, plus étroites à leur base, et d’un beau vert franc.
Les hampes florales retombantes, longues de 10 cm à 1 m selon l’espèce, sont portées par les nouvelles pousses qui prennent naissance sur le rhizome de la plante. Cette floraison, plus ou moins odorante, se compose de fleurs à cœur contrasté dont les couleurs varient selon l’espèce (parfois rose, jaune, verte, blanche, ou même mouchetée de brun).
Selon les espèces, les orchidées Coelogyne peuvent être cultivées en pot, être suspendues en corbeille anglaise ou en panier, ou encore être cultivées sur une plaque de fanjan.
En contenant, les orchidées du genre Coelogyne s’installent dans un substrat très drainant :
Coelogyne aime les expositions bien lumineuses, mais sans soleil direct.
En fonction de leurs régions d’origine, les orchidées Coelogyne peuvent être cultivées en serre froide, véranda hors-gel ou jardin d’hiver (comme Coelogyne cristata), ou en appartement (comme C. pandurata, speciosa et pulverula). Dans ce second cas de figure, optez pour une pièce très lumineuse et humide, comme une salle d’eau ou une cuisine.
Non rustiques, ces orchidées ne doivent pas être exposées à des températures inférieures à 15°C.
À noter : durant la période de repos, une amplitude thermique importante entre le jour et la nuit est recommandée pour les espèces d’origines himalayennes.
Durant toute la belle saison, arrosez vos orchidées deux fois par semaine par bassinage des racines. Utilisez pour cela une eau non calcaire et à température ambiante.
Afin d’augmenter l’hygrométrie autour de la plante, brumisez son feuillage quotidiennement.
Du printemps au début de l’automne, les espèces tropicales ont besoin d’apports réguliers en engrais ‘spécial orchidées’ (tous les 15 jours). En hiver, il est inutile de les fertiliser.
Supprimez feuilles mortes et hampes florales fanées en les sectionnant à la base.
Cette opération ne doit être entreprise qu’en cas de réelle nécessité, car les orchidées Coelogyne n’apprécient pas d’être dérangées. Rempotez de préférence au printemps, et uniquement lorsque la floraison est terminée.
Le rempotage est une parfaite occasion de multiplier vos orchidées Coelogyne par divisions des touffes. Pour assurer votre succès, prélevez un morceau de motte pourvu de 3 pseudobulbes minimum, et de quelques racines.
Astuce : le charbon de bois saupoudré sur la plaie de séparation permet de limiter les risques de maladies cryptogamiques.
Photos : ©Motohiro Sunouchi, ©Maja Dumat