4 plantes toxiques courantes à éviter dans le jardin

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Plus ou moins dangereuses, les plantes toxiques pour l’homme doivent être connues avant d’être installées au jardin.

Elles ne sont pas toutes mortelles, mais peuvent entraîner de vraies intoxications.

On évite tout risque d’empoisonnement en se renseignant avant d’acheter. Voici 4 plantes toxiques courantes dans les jardins et comment les remplacer.

L’Aconit

L’aconit est une vivace offrant de belles grappes de fleurs en forme de petits casques, trônant sur une tige dressée.

Toxicité

aconit plante toxiqueNe vous y trompez pas, toutes les parties de la plante sont toxiques. En ingérant une faible dose, des brûlures et des picotements se font ressentir. S’en suivent des vomissements, des convulsions et le décès. L’aconit est la plante la plus toxique d’Europe, la dose létale est de 3mg à 6mg.

On le remplace par

Si vous aimez les grappes de fleurs érigées, choisissez alors le Lysimachia ! Cette vivace rustique dévoile de grands épis floraux. D’un jaune lumineux, ils éclairent les coins frais et ombragés du jardin.

L’Arum

L’arum séduit par son grand cornet d’un blanc immaculé, englobant un spadice érigé. On croit souvent qu’il s’agit de la fleur, il n’en est rien ! Les fleurs sans pétales sont nichées au fond de ce cornet nommé spathe, on ne les distingue même pas.

Toxicité

Arum plante toxiqueCette belle élégante n’en est pas moins toxique de par ses feuilles et ses fruits. Ses fruits, de petites baies rouge vif, sont la cause de nombreuses intoxications avec leur apparence appétissante. Le poison cause une irritation de la gorge, des vomissements, la dilatation des pupilles, une hyper salivation, un œdème de la langue. Des symptômes plus graves comme des troubles cardiaques, des convulsions, un coma ou la mort, peuvent apparaître si l’ingestion est supérieure à 15 baies.

On le remplace par

Un lis royal blanc ! La forme de la fleur n’est pas la même, mais on retrouve ce style élégant et épuré de l’arum. Le lis est une plante bulbeuse offrant de grandes fleurs blanches en forme de trompette. Elles apparaissent en juillet-août, surmontant une tige verte érigée et ponctuées de petites feuilles souples et étroites.

Le laurier rose

Le laurier rose garnit les haies et les fonds de massifs des régions au climat doux. Entre juin et octobre, il se couvre généreusement de fleurs roses, orange, jaunes, rouges ou blanches.

Toxicité

Laurier rose toxiqueToute la plante est toxique à cause des glycosides cardiotoniques qu’elle contient. Les symptômes sont des vomissements, des maux de tête, des douleurs abdominales. Plus rarement, des troubles cardiaques et un état de choc peuvent survenir. Les accidents graves avec le laurier rose sont rares car les feuilles amères découragent immédiatement les jeunes enfants.

On le remplace par

Un Escallonia dont le cultivar ‘Pink Elle’ se couvre de fleurs roses entre juillet et septembre. Avec son port buissonnant et son feuillage persistant, nul doute qu’il trouvera sa place dans une haie. En fond de massif, vous pouvez aussi miser sur un Deutzia, arbuste très florifère et rustique. Ses fleurs blanches ou roses apparaissent de mai à juillet.

Le chèvrefeuille

Le chèvrefeuille est un arbuste grimpant aux fleurs très parfumées. Blanches, jaunes, rouges ou roses, les fleurs apparaissent entre mai et octobre selon les variétés. Robuste et résistant aux maladies, cette plante trouve facilement sa place au jardin, en déployant ses lianes volubiles sur un support.

Toxicité

chevrefeuille toxiqueCe sont les feuilles et surtout les baies noires qui sont toxiques. L’intoxication est considérée comme grave à partir de l’ingestion de 2-3 baies chez l’enfant et 30 chez l’adulte. Les symptômes sont variés : vomissements, diarrhées, transpiration, vertiges, fièvre. Dans les cas les plus graves, de la tachycardie, une dépression respiratoire ou le décès peuvent survenir.

On le remplace par

Un rosier grimpant ! Il existe une multitude de variétés parfumées qui se chargeront d’embaumer la terrasse avec une pluie de fleurs colorées.

Que faire en cas d’ingestion par un enfant ?

Surtout ne pas le faire vomir. Après avoir retiré la plante de sa bouche, appelez le centre anti-poison le plus proche, ou le 15. Pensez à conserver un échantillon de la plante pour que les spécialistes puissent l’identifier.