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Choisir un chiot dans une portée, les conseils pour faire la différence

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Bien choisir son chiot dans une portée est indispensable pour éviter les frustrations et les déceptions, car l’accueil d’un animal est un engagement sur le long terme.

Voici les différentes étapes pour y parvenir.

Choisir son chiot, les règles de base

Déterminer une race adaptée :

Se laisser tenter par la race à la mode ou uniquement par des critères esthétiques n’est pas une bonne idée. Il faut plutôt évaluer quel chien correspond à son mode de vie.

  • Un chien d’extérieur ou d’intérieur.
  • Sportif et actif ou calme et sédentaire.
  • Équilibré et adapté aux enfants.
  • Exclusif et attaché à un seul maître.
  • Supportant la solitude si l’on travaille.
  • De petite, moyenne ou grande taille.
  • À poil long (entretien) ou à poil court (sans entretien).
  • Etc.

 

Choisir un chiot, les règles de base

Avant la portée, il faut d’abord choisir un chien adapté à votre mode de vie.

 

Trouver un élevage sérieux :

Sélectionner un éleveur expérimenté et passionné est essentiel pour pouvoir choisir un chiot équilibré et en bonne santé. En effet, l’une des missions de l’éleveur est de sociabiliser le chiot en lui fournissant un environnement riche en stimulations sensorielles (contact avec d’autres espèces, rencontre avec différents types de personnes, habituation aux différents bruits, à la voiture et aux situations de la vie courante).

Bien sûr, l’élevage dans lequel évoluent les chiots doit être adapté à leur bien-être (propre, lumineux, ventilé et suffisamment spacieux).

💡 Il faut refuser d’adopter un chiot qui a moins de 8 semaines (idéalement 10 semaines). Ce temps est nécessaire pour acquérir les codes de son espèce avec sa mère et sa fratrie. Son identification et une primo-vaccination sont obligatoires.

Avant la visite : préparer votre “cahier des charges”

Pour éviter de choisir sur un coup de cœur, il est utile d’arriver à l’élevage avec une liste claire. Quels sont vos impératifs. Qu’est-ce qui est non négociable. À l’inverse, sur quoi pouvez-vous être flexible. Cette préparation évite de se retrouver avec un chiot magnifique, mais incompatible avec votre quotidien.

  • Votre rythme : combien d’heures d’absence par jour. Quel temps réel pour les sorties et l’éducation.
  • Votre environnement : appartement, maison, voisinage sensible au bruit, escaliers, jardin sécurisé ou non.
  • Votre objectif : chien de compagnie calme, sportif, randonnée, chien de garde dissuasif, activités canines, etc.
  • Votre tolérance à l’entretien : poil, bave, soins des oreilles, toilettage, allergies.
  • Votre expérience : primo-adoptant ou non. Certains chiots très “fonceurs” demandent plus de cadre.

Le but n’est pas de “cocher des cases”. Le but est de savoir quel type de chiot vous rendra heureux, et quel type vous mettra en difficulté.

Vérifier l’état général des chiots

Pour ne pas avoir de mauvaises surprises, il est conseillé de se rendre à l’élevage pour choisir son chiot dans une portée. On pourra ainsi vérifier son état de santé en observant bien son anatomie.

  • La truffe : légèrement humide, fraîche, sans pour autant couler.
  • Les yeux : absence d’écoulements, de croûtes, du pus ou de rougeurs (vérifier que le chien voit bien)
  • Les oreilles : propres, sans cérumen épais et noirâtre (signe de la gale des oreilles), croûtes ou odeurs nauséabondes (vérifier que le chien entend bien).
  • Le pelage : fourni et brillant, sans pellicules ou parasites (puce).
  • La peau : absence de bouton, de rougeur ou de dermatite en particulier chez les chiots de race brachycéphale (boxer, carlin, bouledogue français, etc.).

Le saviez-vous ?

Il faut être sûr que le chiot soit indemne des 6 vices rédhibitoires de vente : maladie de carré, hépatite de Rubarth, parvovirose canine, dysplasie de la hanche, ectopie testiculaire et atrophie rétinienne.

💡 Si l’on souhaite faire confirmer son chien, il ne doit pas souffrir de prognathisme (défaut de dentition) ou être cryptorchide (un seul testicule palpable).

Les documents à exiger

Un chiot en bonne santé, ce n’est pas seulement une apparence. Ce sont aussi des documents, une traçabilité et une transparence. Un éleveur sérieux remet et explique clairement ce qui suit, sans vous presser.

  • Identification : numéro de puce, cohérent avec le document de cession.
  • Carnet de santé ou passeport : avec les mentions vétérinaires. La primo-vaccination doit apparaître clairement.
  • Certificat vétérinaire : et informations sur l’alimentation, la vermifugation, l’antiparasitaire.
  • Origines : si LOF, informations sur les parents, et ce que cela implique réellement. Un discours flou est un signal d’alerte.
  • Tests des parents : selon la race, certains dépistages sont attendus. Un bon élevage sait vous dire ce qui est fait, pourquoi, et vous le prouve.

Questions utiles à poser. Quels sont les défauts connus dans la lignée. Y a-t-il eu des chirurgies (respiratoire, digestive, orthopédique) chez les parents. Les chiots ont-ils déjà voyagé en voiture. Ont-ils entendu l’aspirateur, la télévision, les bruits du quotidien. Ont-ils vu des enfants, des hommes, des personnes âgées. Un éleveur qui socialise répond précisément, avec des exemples concrets.

Évaluer son caractère

Une visite à l’élevage permet également d’observer la fratrie et de choisir son chiot dans une portée en fonction du caractère que l’on recherche (un chien qui aura du tempérament, un bon gardien, un soumis, un indépendant, etc.).

  • Le dominant est celui qui grimpe sur tous les autres. Il cherche à mordiller et refuse de se mettre sur le dos. Il convient davantage à un maître qui a de l’expérience et de l’autorité ou à une personne qui cherche un bon gardien.
  • Le joueur qui chahute est vif et sociable. En général, il fait un bon chien de famille, très complice avec les enfants.
  • Le timide ou l’indépendant reste en retrait. Son éducation sera capitale pour faire de lui un compagnon agréable et épanoui.
  • Le soumis se laisse manipuler tranquillement sans montrer la moindre agressivité. Il sera calme et facile à éduquer.

💡 Toutefois, aucun chiot ne doit avoir du mal à se déplacer ou rester prostré. Au contraire, ils doivent être vifs et éveillés.

 

Choisir un chiot dans une portée en évaluant son caractère

Observer la fratrie aide à repérer le style de chiot qui vous correspond.

 

De bons indicateurs

Au-delà des grandes catégories, quelques observations très simples permettent d’éviter de grosses erreurs. Elles ne “prédisent” pas toute la vie du chien, mais elles donnent une tendance.

  • Récupération émotionnelle : après une excitation, le chiot arrive-t-il à se calmer. Un chiot qui ne redescend jamais peut demander plus de travail de gestion.
  • Curiosité : s’approche-t-il de vous spontanément. Un chiot très craintif n’est pas interdit, mais il faudra un maître patient et disponible.
  • Manipulation : accepte-t-il qu’on touche doucement pattes, oreilles, ventre. La tolérance à la manipulation facilite les soins toute la vie.
  • Frustration : s’il n’obtient pas ce qu’il veut, s’énerve-t-il ou passe-t-il à autre chose. Cela donne un indice sur la facilité d’éducation.
  • Relation : suit-il volontiers l’humain. Revient-il quand on s’éloigne. Un bon “lien” simplifie le rappel.

L’idéal est de ne pas faire ces observations sur une seule minute. Prenez votre temps. Un bon élevage ne vous presse pas, et vous laisse voir la portée évoluer naturellement.

Les erreurs à éviter

Certaines erreurs reviennent souvent et expliquent beaucoup de déceptions. Les connaître aide à faire un choix plus lucide.

  • Choisir le plus “petit” par pitié : si un chiot est réellement en difficulté, il doit être vu et suivi, pas “sauvé” au hasard. Un chiot fragile peut demander un budget vétérinaire important.
  • Choisir le plus “excité” parce qu’il vient vite : c’est parfois un chiot très exigeant. Il peut être génial avec un maître actif, mais épuisant pour un foyer calme.
  • Confondre calme et apathie : un chiot trop mou, isolé, ou peu réactif peut être malade, stressé, ou sous-stimulé.
  • Se fier à une seule visite : si possible, une deuxième visite ou des vidéos de la portée à différents moments donnent une image plus juste.

Le bon chiot n’est pas “le meilleur”. C’est celui qui correspond à votre quotidien, à votre énergie et à votre capacité d’éducation.

Après l’adoption : les 15 premiers jours qui comptent

Le choix dans la portée est une première étape. Ensuite, tout se joue sur l’accueil. Les deux premières semaines servent à installer les bonnes bases sans surcharger le chiot.

  • Routine : mêmes heures pour sortir, manger, dormir. La routine rassure et accélère la propreté.
  • Sommeil : un chiot a besoin de beaucoup dormir. Un chiot trop stimulé devient excité et mordille davantage.
  • Socialisation progressive : des petites découvertes positives, sans forcer, valent mieux qu’une journée entière de nouveautés.
  • Prévention solitude : quelques minutes seul dès le début, progressivement, évite l’hyperattachement.
  • Gestion de la morsure : on redirige vers un jouet, on stoppe le jeu si le chiot s’emballe, sans cris ni brutalité.

Enfin, une visite vétérinaire de contrôle est recommandée après l’arrivée, ne serait-ce que pour vérifier la croissance, le poids, la peau, la digestion, et caler un calendrier de soins clair.

Conseils d’experts – FAQ

  • À quel âge faut-il choisir et adopter un chiot ?
    Un chiot ne doit jamais être adopté avant 8 semaines, et idéalement autour de 9 à 10 semaines. Cette période est essentielle pour l’apprentissage des codes canins auprès de la mère et de la fratrie, ainsi que pour un bon équilibre émotionnel.
  • Peut-on vraiment connaître le caractère d’un chiot dès la visite ?
    On ne peut pas prédire toute sa personnalité future, mais certaines tendances sont observables : curiosité, capacité à se calmer, tolérance à la manipulation ou réaction à la frustration. Ces indices donnent une orientation, sans être une garantie définitive.
  • Faut-il choisir le chiot le plus calme de la portée ?
    Pas nécessairement. Un chiot très calme peut être simplement fatigué ou impressionné. Il est préférable d’observer la portée à différents moments et de distinguer le calme naturel de l’apathie ou du stress.
  • Le chiot “dominant” est-il à éviter ?
    Un chiot très entreprenant ou dominant n’est pas un mauvais choix en soi, mais il demande un maître expérimenté, cohérent et capable de poser un cadre clair. Pour un premier chien, un chiot plus équilibré ou joueur est souvent plus adapté.
  • Est-il risqué de choisir un chiot timide ?
    Un chiot réservé peut devenir un excellent compagnon, à condition d’avoir du temps, de la patience et une socialisation progressive et positive. En revanche, un chiot extrêmement craintif nécessitera un investissement éducatif important.
  • Quels sont les signes de bonne santé à vérifier chez un chiot ?
    Un chiot en bonne santé a les yeux clairs sans écoulement, une truffe fraîche, des oreilles propres, un pelage brillant, une peau saine et une démarche fluide. Il doit être vif, curieux et réactif à son environnement.
  • Quels documents sont obligatoires lors de l’adoption ?
    L’éleveur doit fournir l’identification (puce), un carnet de santé ou passeport à jour, un certificat vétérinaire, les informations sur les vaccins et vermifuges, ainsi que les documents liés aux origines si le chiot est LOF.
  • Un chiot peut-il changer de caractère en grandissant ?
    Oui. Le tempérament évolue beaucoup durant la première année. La socialisation, l’éducation, l’environnement et la cohérence du maître jouent un rôle bien plus important que le choix initial dans la portée.
  • Est-il préférable de faire plusieurs visites avant de choisir ?
    Lorsque c’est possible, oui. Observer les chiots à différents moments ou demander des vidéos permet de mieux comprendre leur comportement réel et d’éviter un choix basé uniquement sur l’émotion.
  • Que faire si aucun chiot ne “correspond parfaitement” ?
    Le chiot idéal n’existe pas. L’objectif est de trouver celui qui correspond le mieux à votre mode de vie, votre énergie et votre expérience. Un bon choix est avant tout un choix cohérent, pas un coup de cœur impulsif.
  • Les premières semaines après l’adoption sont-elles déterminantes ?
    Oui. Les 15 premiers jours sont essentiels pour installer des routines rassurantes, gérer la solitude, la morsure et le sommeil. Une bonne base limite fortement les problèmes de comportement futurs.
  • Le conseil malin ?
    Bien choisir son chiot dans une portée est une première étape pour vivre une relation harmonieuse. Cependant une éducation rigoureuse et cohérente est capitale pour fixer le caractère définitif de l’animal. Une grande implication la première année est déterminante. Les mauvaises habitudes prises sont difficiles à faire disparaître.

L. D.

©vova130555, ©Joice Rivas, ©orkeaman


Écrit par Lydie Dronet | En immersion dans le monde animalier depuis plus de 20 ans, Lydie partage son expérience et son expertise. Ses autres sujets de prédilection, la nutrition et les vertus des plantes.